Dr Alexandre Strasny 
_______________  Manuel familial des médecines alternatives   _______________
Un esprit sain dans un corps sain  

Table des matières   Comment se crée la maladie   Devenir son propre naturopathe:  Régime diététique   La purification  La phitothérapie   La physiothérapie   L’acupressure   La bioénergie   Le yoga   Se tourner vers un spécialiste    Diagnostics    La thérapie alternative:   L’acuponcture   Massages   Chiropratique   L’homéopathie   L'hypnose   La psychothérapie  Training autogène   La bioénergie   Musicothérapie    Drôles d’histoires 
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Se tourner vers un spécialiste en médecine naturelle 

Va-t-il nous aider ?
Les résultats des traitements selon un naturopathe
De quoi dépend la réussite du traitement ?
Devons-nous y croire ?
Jusqu’à quand le résultat ?
Les résultats du traitement selon le patient
Comment éviter les charlatans ?
Le choix du thérapeute   Publicité égale donc escroquerie ?   
Combien coûte la guérison ?
  
Que voit le patient en regardant le thérapeute ?   
Que voit le thérapeute en regardant le patient ?

    Dans le chapitre précédent, nous avons parlé de quelques méthodes d’automédication à mettre en pratique à la maison. Si ce mot vous effraie, nous pouvons toujours utiliser le terme auto-thérapie. Je peux supposer de manière réaliste que parmi mes lecteurs certains ont complètement passé cette partie (“ je la lirai plus tard ”), d’autres l’ont lue sans aller au bout d’aucune procédure recommandée (“ j’essayerai plus tard ”), et finalement seuls quelques uns suivent régulièrement mes conseils.
  
  Quelle en est la raison ? Certains n’ont “ pas le temps ” pour pratiquer une auto-thérapie, d’autres n’ont pas confiance dans les méthodes populaires simples, et d’autres encore affirment que seule une personne compétente peut soigner.
   Ceux qui sont de ce dernier avis ont raison de l’être. Si c’est le cas, adressons-nous à celui qui est compétent.
   La question du choix du médecin traitant ne fait pas l’objet du présent ouvrage. Car il est en général très rare que celle-ci soulève des problèmes. Par contre, la question de savoir “ Quel spécialiste en médecine naturelle dois-je chercher ? ” perturbe nombre de personnes.
   Afin que cela vous pose moins de problèmes, j’ai décidé dans le présent chapitre de vous présenter de l’intérieur la chambre secrète du spécialiste en médecine naturelle, et vous parler de ce qu’ils ne disent qu’exceptionnellement à leurs patients.

Va-t-il nous aider ?

   Qui donc devons-nous vraiment croire ? Certains disent que la médecine naturelle n’est que du charlatanisme, quand d’autres affirment que les naturopathes sont capables de soigner toutes les maladies, même le cancer. Cela fonctionne sur les uns, mais pas sur les autres. Et moi, est-ce que les spécialistes en médecine naturelle peuvent m’aider ? Si oui, n’importe quel thérapeute ou un seul précisément ? Comment faire pour savoir si ce n’est pas de l’argent jeté par la fenêtre ? Et si après, c’était pire ?
   Telles sont les questions auxquelles vous vous confrontez si vous décidez de vous tournez vers un naturopathe. Afin d’y répondre, nous devons premièrement déterminer ce qui est important pour un traitement efficace.
  
Évidemment, l’efficacité totale correspond à une guérison complète. Cela signifie que les symptômes de la maladie disparaissent, que vous ne les ressentez plus au moins pendant cinq ans, que les examens en policlinique ne montrent aucune altération – le contrôle radiographique constate la disparition de l’ulcère, l’échographique ne perçoit aucun des calculs rénaux existant auparavant. En médecine conventionnelle, la période généralement acceptée est de cinq ans pour pouvoir juger d’une guérison complète. Cependant, la majorité des malades souffrent de maux dont ils ne peuvent totalement être guéris.

       Qu’est-ce qui est guérissable ?

    La migraine, l’insomnie, le lumbago, l’hernie discale, l’ulcère d’origine nerveuse, ainsi que toutes les maladies inflammatoires : bronchite, gastrite, pneumonie, pancréatite, ovarite et beaucoup d’autres. Dans de bonnes circonstances, l’asthme bronchique, la constipation, l’eczéma et quelques autres maladies peuvent disparaître complètement.

       Qu’est-ce qui est “ incurable ” ?

    Si le mot “ incurable ” figure entre guillemets, c’est pour que vous ne pensiez pas que la guérison des maladies “ incurables ” est absolument sans espoir.
   Même si une maladie n’est pas complètement guérissable, il est souvent possible d’arriver à une rémission, c’est-à-dire une période dépourvue de symptômes et de douleurs.
   Les maladies les plus typiques dont la guérison complète ne peut être observée, mais pour lesquelles la période de rémission est véritablement plus longue sont les suivantes : ostéochondrose, différentes formes de maladies hormonales, diabète léger, calculs rénaux et biliaires, sténocardie, hypertension, arthrite et arthrose, différentes formes de déficience du système immunitaire – allergie, inflammations, asthme bronchique. Même chez les malades atteints d’une tumeur inopérable une rémission peut avoir lieu.
   Quelles sont les maladies pour lesquelles la thérapie non conventionnelle est “ déconseillée ” ? Lesquelles sont a priori désespérées ? Il en existe très peu. Telles sont les maladies congénitales – maladie de Down, maladies cardiaques organiques, hémophilie. Les maladies oculaires sont assez difficiles à soigner par la voie de la médecine naturelle, bien que mes collègues et moi-même avons pu constater chez certains de nos patients une progression de deux ou trois dioptries.
   Par conséquent, la réponse à la question de savoir si le spécialiste en médecine naturelle peut nous aider ou non ne saurait être fournie de manière univoque. Voilà pourquoi cela vaut donc la peine d’essayer.
   Cependant, en ce qui concerne celle de savoir si le traitement a-t-il été ou non efficace, les opinions du naturopathe et du malade peuvent diverger, voire s’opposer.
 

Les résultats des traitements selon un naturopathe

    La majorité des spécialistes en médecine naturelle ont tendance à évoquer une “ moyenne de guérison ” de 100%, et seuls les plus autocritiques parlent de 80%. En est-il véritablement ainsi ?
   Dans la mesure où l’on ne peut parler de guérison qu’après une période de cinq ans sans symptômes, si nous voulons être honnêtes, oublions une fois pour toutes les données en pourcentages. Dans la pratique en effet, aucun naturopathe ne vérifie dans son cabinet les cinq années passées sans symptômes d’un ancien patient ; ainsi par conséquent nous ne pouvons différencier la rémission de la guérison. Les naturopathes inexpérimentés parlent généralement “ de guérison ” immédiatement après la séance de thérapie. “ Soigner une maladie n’est pas une chose facile. Indépendamment du moyen thérapeutique utilisé, en cas de maladies graves le chiffre réel est de 10-20% ”, écrit le naturopathe américain Steven Bratman dans son livre intitulé “ Médecine alternative ”.
   Que signifient alors les 100% de réussite ? Ceux qui affirment un tel chiffre mentent-ils ? Non, ils croient seulement qu’il en est ainsi. Ceux-ci sont généralement des naturopathes de type “ médecin malgré lui ”, qui inventent des diagnostics irréels, qui croient aveuglément en leur vérité et en ce qu’ils ont “ réussi à guérir ” tout le monde.
   Pour ma part, concernant les résultats des traitements je n’utiliserai pas l’expression de “ guérison complète ”, mais quatre autres critères, qui sont : “ disparition des symptômes de la maladie ”, “ amélioration ”, “ stagnation ”, “ aggravation ”.
   La guérison à 80%, dont parlent les naturopathes autocritiques, n’est pas très loin de la vérité. À ceci qu’il ne s’agit pas de “ pourcentages de guérison ”, mais du “ chiffre moyen des malades dont le malaise s’est amoindri ”. Une partie de ces patients est sans conteste complètement guérie, mais il est difficile d’en vérifier la dimension.
  
Accéder à un bon résultat n’est pas aussi difficile que le pense une tierce personne.
   Après un certain temps, même le naturopathe le plus ignorant et le plus inexpérimenté est capable de “ rassembler ” quelques bonnes opinions sur lui-même. Pourquoi ? Parce ce que comme nous l’avons dit jusqu’ici : ce n’est pas le naturopathe, mais l’organisme qui procède à la guérison.
  
À titre d’information, je vous présente mes propres données sur les résultats que j’ai obtenus – basés sur l’état général de mes patients. Dans la majorité des cas, une thérapie est constituée de 3 à 4 séances, chacune comprenant plusieurs combinaisons de procédés (acuponcture, suggestions bioénergétiques, massage, physiothérapie, cure de plantes médicinales, homéopathie).

    Sur 1015 personne traitées :

Amélioration notable …………………………………………………..

300 patients (30%)

Amélioration …………………………………………………………...

535 patients (52%)

Amélioration légère …………………………………………….……...

100 patients (10%)

Traitement inefficace …………………………………………………..

75 patients (7,5%)

Aggravation …………………………………………………….……...

5 patients (0,5%)

    Le naturopathe peut-il nous faire du mal ?

    Cela peut parfois arriver chez les chiropracteurs et les manipulateurs d’aiguilles. Les autres praticiens ne peuvent aggraver l’état d’un patient qu’en essayant de le dissuader d’une opération véritablement nécessaire. L’aggravation constatée chez cinq patients dans le tableau ci-dessus n’est pas une réelle aggravation, mais ce qu’en médecine alternative on appelle un état de santé général qui empire de manière temporaire, et que le patient a mesuré comme un échec. Par conséquent, si vous décidez de vous tournez vers un spécialiste en médecine naturelle, vous n’avez absolument rien à craindre. Dans le pire des cas – comme pour 75 de mes 1000 patients – votre état restera tel qu’il était auparavant. Nous pouvons cependant constater que les chances d’amélioration sont bien plus grandes.

    Dans le tableau ci-dessous figurent les données en pourcentage pour chaque maladie :
                        

Maladie

Disparition des symptômes

Amélioration

Traitement inefficace

Aggravation

Stress, tension

25%

70%

5%

0%

Fatigue

25%

57%

9%

0%

Maux de tête, vertiges

35%

58%

6,6%

0,4%

Insomnie

25%

60%

15%

0%

Bronchite chronique

30%

58%

12%

0%

Asthme

25%

50%

25%

0%

Maladies cardiaques

30%

60%

10%

0%

Hypertension

40%

45%

15%

0%

Maladies de l’estomac

47%

45%

8%

0%

Maladies intestinales

45%

38%

17%

0%

Maladies de la vésicule biliaire et du pancréas

42%

42%

16%

0%

Maladies de l’appareil urinaire

30%

45%

25%

0%

Maladies gynécologiques

33%

50%

17%

0%

Inflammation de la prostate

0%

60%

40%

0%

Faiblesse immunitaire

-

80%

20%

0%

Allergie

16%

64%

20%

0%

Maladies de la peau

9%

64%

21%

6%

Affections de la colonne

27%

56%

16,6%

0,4%

Arthrite, arthrose

16%

64%

18,7%

1,3%

Chute de cheveux

37%

37%

26%

0%

Hypochondrie

0%

64%

35%

0%

État post-hémorragie cérébrale

0%

93%

7%

0%

Tabagisme

87%

-

13%

0%

Tumeurs bénignes et malignes

3%

89%

8%

0%

Débilité légère

0%

100%

0%

0%

Baisse de la vue

0%

42%

58%

0%

Épilepsie

14%

86%

0%

0%

Baisse des facultés auditives, bourdonnement d’oreille

0%

68%

32%

0%

Ulcère variqueux

42%

58%

0%

0%


    
Ces chiffres nous informent dans quelle mesure les méthodes de traitement alternatif ont servi dans le cadre de ma propre pratique médicale. Je n’ai malheureusement aucun moyen de préparer l’analyse exhaustive et comparative dont je rêverais, faute de plus amples données statistiques. Je tombe parfois dans des ouvrages médicaux sur des publications critiques concernant l’activité des spécialistes en médecine naturelle, sans pour autant avoir jamais eu l’occasion d’examiner les résultats détaillés de ce genre d’analyses. En général, les critiques se bornent à des clichés.

De quoi dépend la réussite du traitement ?

    Du naturopathe, comme du patient. Nous aborderons la question de savoir comment cela dépend-il du naturopathe dans le chapitre suivant (“ Comment éviter les charlatans ? ”).

    Mais dans quelle mesure le résultat du traitement dépend-il du patient ? Dans une très grande mesure. Je classerais les patients dans trois catégories.

1. Ceux sur qui toutes les méthodes sont efficaces. Il existe des gens sur lesquels agissent même les méthodes simplettes d’un naturopathe inexpérimenté. Leur système d’autorégulation réagit facilement et rapidement à toutes sortes de traitement.

2. Ceux qui opposent une résistance modérée face au traitement. Naturellement, ils ne le font pas consciemment. “ Qu’est-ce que je vais avoir en échange de ma maladie ? ”, se bornerait à demander le subconscient d’un patient. La médecine naturelle consiste principalement en une lutte avec le subconscient du patient. Étant donné que le subconscient est sournois et insaisissable, il est impossible de le maîtriser par la force, seulement par la ruse.

3. Ceux qui opposent une résistance active face au traitement. Naturellement, eux non plus ne le font pas consciemment. La victoire du subconscient consiste en ce que le patient ne guérisse pas. Le subconscient veut dominer la conscience et le naturopathe.

    L’un des jeux que pratiquent les patients appartenant au troisième groupe se résume à “ personne ne peut m’aider ”. Parmi ceux-ci, quelques uns se tournent aussi sans le vouloir vers des naturopathes médiocres, passant de l’un à l’autre, ceci justifiant leur “ incurabilité ”.
   Eric Berne, dans son ouvrage intitulé “ Des jeux et des hommes ”, pour illustrer ce type invoque le jeu “ Psychiatrique ”. La conscience du patient (pour Berne l’“ adulte ”) s’adresse ainsi au médecin : “ Je suis venu vous voir pour que vous me guérissiez ”, tandis que son subconscient (pour Berne l’“ enfant ”) dit : “ Vous n’arriverez jamais à me soigner, par contre vous pouvez m’apprendre à devenir un névrosé plus malin ” (en d’autres mots : comment arriver le plus astucieusement à jouer le malade).
   Le caractère prédominant du programme de maladie de ce genre de patients n’est pas “ focalisons-nous sur la guérison ”, mais “ de toute façon je ne guérirai pas ”.
   Une autre astuce du subconscient – contre le malade et le thérapeute – oriente le patient de façon à ce qu’il ne concentre pas son attention sur les symptômes ayant déjà disparu, mais sur ceux qui persistent encore.
   Il arrive fréquemment que ce genre de patient se présente pour une séance en précisant que la précédente n’a fait aucun effet. “ J’ai toujours autant mal aux lombaires qu’avant ”, affirme-il sur un ton victorieux. Le naturopathe jette alors un coup d’œil sur les fiches où sont notés les symptômes ayant précédé le traitement, et lui demande : “ Vous souffriez auparavant d’insomnie, comment vous sentez-vous à présent ? ” - “ Je dors bien, maintenant. ” - “ Et votre constipation ? ” - “ C’est aussi passé. ” Par conséquent, le traitement a-t-il été efficace ou non ?
   Et quelle est l’opinion du patient sur tout ceci ?
   Si les symptômes disparaissent au cours du traitement, le malade répond qu’ils ont “ disparu tout seuls ”.
   Dans la mesure où il s’est avéré que les symptômes ont disparu effectivement pendant les séances et qu’il serait déplacé de le nier, le patient accepte, même à contre-cœur, le fait que le traitement a été efficace.
   Si vous décidez de vous tourner vers un spécialiste en médecine naturelle, vous devez avant tout vous persuader vous-même d’y aller pour guérir, ou si c’est seulement pour essayer. Ceci est une question de principe, car l’efficacité ou non du traitement en dépend dans une large mesure.
   Il n’est pas non plus la peine de jouer au jeu qui s’oppose à la “ Psychiatrie ”, décrit par Eric Berne dans son ouvrage cité précédemment, sous le titre “ La Paysanne ” :

“ Le professeur examine une paysanne qui souffre d’arthrite et trouve son cas tellement intéressant qu’il la présente à une démonstration clinique effectuée devant des étudiants en médecine. Il indique non seulement la pathologie, les symptômes et le diagnostic, mais aussi le traitement. Cela pénètre de respect la paysanne. Avant son départ, le professeur lui remet une ordonnance, et lui expose le traitement plus en détail. […] Toutefois, elle ne fait jamais exécuter l’ordonnance. D’abord, il n’y a pas de pharmacien dans sans village ; en second lieu, même s’il y en avait un, jamais elle ne consentirait à se séparer d’un aussi précieux document. Il ne lui est pas non plus facile de suivre le reste du traitement, tel que régime alimentaire, hydrothérapie, etc. Elle continue, aussi infirme qu’avant, mais désormais heureuse car elle peut raconter à chacun le merveilleux traitement prescrit pour elle par le grand professeur […].

Des années plus tard, le professeur […] vient à traverser le village […]. Il se souvient de la paysanne au moment précis où elle se précipite afin de lui baiser la main, et de lui remémorer le merveilleux régime ordonné par lui voilà si longtemps. Il reçoit ces marques de vénération avec bonne grâce, particulièrement satisfait quand la paysanne lui dit tout le bien que le traitement lui a fait. À la vérité, le professeur est tellement ému qu’il ne remarque pas que la paysanne boite autant que jamais. ”

    Ceci n’est toutefois qu’un cas spécial de “ guérison ”. En réalité, un grand nombre de malades se sentent effectivement bien après un traitement.

Devons-nous y croire ?

    Si vous affirmez croire en la médecine naturelle et être sûr de guérir, c’est que de manière inconsciente vous ne dites pas la vérité, même si c’est ce que vous ressentez réellement. De fait, ce n’est pas vous qui le croyez, mais votre moi conscient. Votre subconscient cependant, avec lequel vous aurez à faire en premier lieu durant les soins, ne croit ni rien ni personne.
   À l’inverse, si vous affirmez que vous ne croyez absolument pas en la médecine naturelle ni à la réussite des traitements, vous “ mentez ” alors de la même manière sans en avoir conscience. Au fond de votre âme, il y a quand même une petite lueur d’espoir que “ ça puisse marcher ”, ce qui est juste suffisant pour atteindre de bons résultats.
   Le fait de croire en la médecine naturelle n’est pas une condition indispensable à la guérison.
   Si un patient me contacte en ne cessant de déclarer qu’il “ croit beaucoup en moi ”, cela me rend avant tout prudent, car je sais que dans ce cas, le combat mené pour la guérison ne sera pas facile. En revanche, lorsqu’un patient ne me couvre pas de compliments et se contente de dire “ on verra ”, les résultats surviennent en général plus rapidement.

Jusqu’à quand le résultat ?

    Je ne peux répondre à cette question que de manière approximative, parce que si le patient se sent bien après le traitement, il ne reviendra plus. Si le traitement n’agit que pendant une courte période, peu de patients se manifestent à nouveau. Toutefois, à partir du récit des patients qui sont revenus pour un contrôle et de ceux que j’ai rencontrés par hasard dans la rue, je sais que chez les joueurs du jeu “ Personne ne peut m’aider ”, la guérison a duré minimum quelques mois, voire parfois quelques années. Parmi les patients qui après mes séances se sentaient en pleine forme, pour plus de la moitié d’entre eux leurs symptômes ne sont plus jamais réapparus.
 

Les résultats du traitement selon le patient

    J’ai choisi au hasard quelques avis figurant dans le livre des visiteurs de mon cabinet. N’importe lequel de mes collègues pourrait présenter des avis similaires.

“ On m’a prescrit l’hospitalisation pour des calculs biliaires. À l’hôpital, on m’a également soignée pour des douleurs à la poitrine et à la colonne, ainsi que pour de l’hypertension artérielle. Je suis allée d’un médecin à l’autre, sans résultat. Le spécialiste en médecine naturelle était mon dernier espoir. Je suis donc venue vous voir. Après la deuxième séance, un miracle s’est produit : je n’ai jamais ressenti un si grand bonheur. Suite à la troisième séance, c’était comme si je n’avais jamais eu mal à l’estomac. Je n’avais plus le ventre gonflé et je pouvais manger de tout. L’échange d’énergie a été particulièrement efficace, comme si j’avais changé de corps. Je viens de finir ma cinquième séance et je me sens en pleine forme. Mais pas seulement moi, les examens en laboratoire l’ont également confirmé. ” P. E.

“ J’ai souffert des années de rhume des foins, et vous, en trois séances, vous m’avez guérie. ” V. B.

“ Le docteur m’a guéri d’un alcoolisme dont je souffrais depuis dix ans. En bref, cela fait quatre ans que je ne bois plus et l’alcool ne me manque pas ; je suis devenu un nouvel homme. J’ai retrouvé mes enfants, nous formons à nouveau une famille. ” R. I.

“ Lorsque je me suis tournée vers vous, Docteur, j’avais terriblement mal au genou. Je pouvais à peine marcher, et absolument pas travailler. À trente-cinq ans, je me sentais totalement invalide. Après la deuxième séance, j’ai déjà senti une amélioration notable, et après la quatrième, les douleurs ont complètement disparu. ” B. F.

“ Mon fils Pierre a huit ans. Il a passé toute sa vie d’un médecin à l’autre, d’un service à l’autre. Le diagnostic était de l’asthme grave, eczéma, chute de cheveux. Avant, je ne croyais pas aux miracles. À présent, oui. Après le traitement que vous lui avez fait suivre, il n’y a plus aucune trace d’asthme, la peau de mon fils est redevenue normale et ses cheveux ont repoussé. ” A. V.

    Un jour, une femme d’environ 35 ans m’a contacté. Elle se plaignait d’avoir constamment la tête qui lui grattait. Des dermatologues l’avaient examinée à plusieurs reprises, “ ils n’avaient rien trouvé ”, mais lui avaient prescrit quantité de crèmes, de cataplasmes et autres futilités. Sans résultat.
   J’ai pensé que s’“ ils n’avaient rien trouvé ”, cela ne pouvait être que “ d’ordre nerveux ”. J’avais déjà eu affaire dans la pratique à des cas similaires. Une semaine après la première séance, la femme est revenue me voir et m’a dit que la séance précédente “ n’avait rien donné ”. J’ai commencé par avoir des soupçons, pour penser ensuite que ce n’était pas une forme d’opposition au traitement, mais quelque chose d’autre.

    J’en ai alors cherché les raisons, et nous avons entamé le dialogue suivant :

- Combien de fois par semaine vous lavez-vous les cheveux ?

- Comme il se doit, une fois toutes les trois semaines. (sic !)

- Et après avoir lavé vos cheveux, votre tête vous gratte-t-elle ?

- Non, pas pendant quatre jours, mais après, ça recommence à me gratter.

- Et bien, vous devriez plutôt vous laver la tête tous les cinq jours. C’est le seul remède dont vous avez besoin. Vous n’avez pas besoin de mon aide.

- Mais, c’est mauvais pour la santé, a répondu la femme, pour me demander ensuite que je poursuive le traitement. Après avoir répondu par la négative à sa question, elle s’est fâchée et est partie trouver un naturopathe plus permissif.                    

                      Comment éviter les charlatans ?

    Afin de pouvoir comprendre les principaux traits du charlatanisme, réfléchissons à ceux qui ont été affublés de ce nom. Selon la Bible, les Pharisiens ont dit que c’était “ par le Prince des démons ” que le Christ guérissait. L’étiquette de charlatan a, à leur époque, été collée sur Samuel Hahnemann, à l’origine de l’homéopathie, le docteur Messmer ayant dû s’exiler de Vienne, Sigmund Freud et autres célèbres médecins et praticiens de la médecine parallèle.
   Les sceptiques, ceux qui n’ont aucune idée de ce que signifie la médecine naturelle, ont tendance à traiter n’importe qui de charlatan. Par conséquent, les gens sont facilement convaincus que toute la médecine alternative n’est qu’une grande escroquerie. Pensez par exemple aux acuponcteurs qui utilisent des points que personne n’a jusqu’ici vu à l’œil nu, aux bioénergéticiens qui agissent dans un espace mystique qu’aucun instrument ne peut détecter, ou encore aux homéopathes qui prescrivent des produits dans lesquels les molécules médicamenteuses dont ils tirent le nom se trouvent en une quantité infinitésimale.
   Voilà le genre d’arguments qu’avancent les “ défenseurs ” de la médecine conventionnelle et les adversaires de la médecine alternative.
   Si cette médecine est alternative, c’est justement parce qu’elle ne s’insère pas dans la logique habituelle de la médecine. Elle a ses propres règles. Cela devient du charlatanisme et de l’escroquerie si quelqu’un n’a ni connaissance de ces règles ni aucune expérience pratique sur le terrain médical. J’ai rencontré des acuponcteurs qui connaissaient en tout et pour tout 5 ou 6 points, des “ homéopathes ” qui étaient incapables de prescrire plus de 4 ordonnances, des “ bioénergéticiens ” qui avaient une idée bien floue de la bioénergie, et des apôtres naturopathes qui s’étaient élevés à leur rang tout seul.
   Pourquoi donc ces escrocs aiment tant les cancéreux ? Parce que si une personne apprend qu’elle est atteinte de cette affreuse maladie, l’argent n’a alors pour elle plus aucune valeur. “ Que faire de l’argent, de toute façon je vais mourir ? ” Ces personnes seraient capables de donner n’importe quelle somme, même si elles devaient vendre leur maison, en contrepartie d’un espoir de guérison.
   C’est une autre chose lorsqu’un débutant inexpérimenté n’est certes pas un charlatan, sans pour autant être un véritable naturopathe. Bien que ce cas-là ne soit pas non plus dépourvu d’ambiguïté.
   Prenons une situation spéciale : deux infirmières travaillent dans un service de réanimation. Elles tentent jusqu’au prochain tour de garde de maintenir en vie un malade mourant. Elles ne connaissent absolument rien des lois de la bioénergie, mais de manière intuitive se placent respectivement à la tête et aux pieds du lit en tendant les bras vers le mourant. De cette manière, elles créent une sorte de champ énergétique qui empêche l’“ âme ” du malade de partir. Et le malade condamné ne meurt pas. Ces deux infirmières font-elles du charlatanisme ? À mon avis, personne ne leur collerait délibérément cette étiquette.

    Montrez-moi vos papiers !

    Lorsqu’il est question de guérison, il arrive fréquemment qu’un naturopathe de grande publicité s’avère être des plus médiocres, soit que ses qualités s’affichent davantage dans son auto-publicité que dans le résultat des soins. De tels documents qui prouveraient les qualités d’un naturopathe n’existent pas.
   Il existe en revanche un diplôme de formation supérieure Relations d’aide et potentiels humains (diplôme de formation supérieure en médecine naturelle), qui justifie qu’un naturopathe donné est autorisé à exercer sur des gens.
   Au moment d’arriver au cabinet de consultation, vous devez être absolument certain que le naturopathe dispose de ce document.


    Pourquoi avez-vous choisi cette profession ?

    Vous ne devez évidemment pas poser cette question durant la séance, mais lorsque le moment s’y prête, vous pouvez tenter de découvrir comment votre thérapeute est devenu spécialiste dans le traitement que vous suivez.
   Chacun poursuit son propre chemin. Il existe toutefois des modalités pour ce faire. Examinons quelques-unes d’entre elles.
   Première variante : une personne qui souffre d’asthme respiratoire, de rhumatisme ou de n’importe quel autre problème est souvent obligée de faire appel à un médecin, mais finit plus ou moins tôt par être désillusionnée de la médecine et par “ prendre en main ” sa propre guérison. Dans la mesure où son âge et les doutes qu’elle émet à l’égard de la médecine conventionnelle ne lui fournissent pas la possibilité de poursuivre des études universitaires de médecine, cette personne commence par lire des ouvrages spécialisés, puis s’inscrit dans un cours pour suivre une formation en médecine naturelle, en espérant qu’elle arrivera par la suite à s’auto-guérir. Nombre de mères se retrouvent dans cette situation parce que leur enfant souffre d’une maladie incurable.
   Après avoir suivi cette formation, environ une personne sur trois est effectivement capable dans une certaine mesure d’améliorer son propre état de santé ou celui de ses proches (ce qui n’est pas peu de chose), tandis qu’une personne sur cent poursuit les deuxième et troisième degrés de la formation pour ensuite exercer de manière professionnelle, c’est-à-dire soigner en contrepartie d’argent.
   Deuxième variante : “ Mon travail m’ennuie et j’ai un faible salaire. Du reste, il faudrait que j’arrive à quelque chose. J’ai essayé d’entrer dans une grande société, mais ma candidature a été rejetée. J’ai goûté au commerce, ça n’a pas marché. Pourquoi ne pas devenir naturopathe ? En ce moment, c’est quelque chose qui intéresse presque tout le monde. Et si j’étais fait pour cela ? ”
   C’est ainsi que quelqu’un devient un “ artisan-naturopathe ” préférant s’occuper de son portefeuille que de ses patients.
   Troisième variante : il y a des gens qui ne peuvent vivre sans hobby. Quoiqu’elles touchent, ces personnes deviennent performantes dans tout. Ce passe-temps favori peut-être la mécanique, l’art culinaire, la peinture, la couture, les langues, l’informatique et bien d’autres choses, dont la médecine naturelle. Avec le temps ce hobby peut se transformer en une profession, comme il peut demeurer un hobby à un niveau plus élevé.
   Cette troisième voie menant à la profession de naturopathe est préférentielle aux deux précédentes, malgré qu’elle renferme également des lacunes. D’une part, la médecine est une branche professionnelle qui, en effet, nécessite obligatoirement au moins une formation traditionnelle de deuxième degré, avec en plus quelques années de pratique effectuées sous la surveillance d’un médecin spécialiste. D’autre part, je connais plusieurs personnes éminentes qui ont lu une montagne d’ouvrages spécialisés, ont poursuivi différentes formations, connaissent leur sujet sur le bout des doigts et peuvent l’enseigner ou même en écrire un livre, mais sont incapables d’une seule chose : guérir.
   Quatrième variante : la tradition familiale. Les vrais guérisseurs populaires ont grandi dans cette activité et ont acquis les finesses du métier à travers leurs parents ou leurs proches. Il est extrêmement important que l’apprentissage de cet art ne se fasse pas dans une salle de conférence, mais aux côtés d’un Maître ou d’un Professeur en train de soigner ses patients.
   Cinquième variante : la personne ayant un talent inné, une maturité spontanée. Cette variante est plutôt rare. Il est plus fréquent que le “ talent inné ”, qui n’existe pas en réalité, soit seulement un coup de publicité.
   Sixième variante : le médecin qui a passé sa vie dans la médecine conventionnelle et qui, un beau jour, sent que les médicaments ne satisfont pas une guérison complète. En conséquence de quoi, ce médecin apprend l’acuponcture, l’homéopathie, la guérison manuelle et bien d’autres.
   Les septième, huitième et vingtième variantes relèvent de cas spéciaux qui ont leur propre raison d’être, mais qui en pratique sont bien plus rares que les six premières versions.


    Pourquoi avez-vous besoin d’un trousseau de clés et d’un passe-partout ?

    Pour ouvrir une porte fermée, nous avons besoin d’une clé. Pour ouvrir plusieurs portes, il nous faut alors un trousseau entier. Dans notre cas la porte est le patient qu’il “ faut ouvrir ”, afin d’“ en ôter ” la maladie, la clé étant la procédure de guérison.

    Les médecins alternatifs et les naturopathes se classent en trois groupes :

1. Ceux qui utilisent la même clé partout. Cela signifie que ce genre de spécialiste ne connaît qu’une seule méthode et se borne à n’utiliser que celle-ci, indépendamment du type de maladie.

2. Ceux qui possèdent quelques clés (moins paresseux et qui ont appris quelques méthodes thérapeutiques). Par rapport au premier cas de figure, il y a beaucoup plus de chance pour que celui-ci guérisse le malade. Le spécialiste appartenant à cette catégorie choisit dans son éventail ce dont le malade a exactement besoin et n’enfile pas la mauvaise clé dans la serrure.

3. Ceux qui possèdent des clés spéciales (n’ouvrant que des portes spéciales). La porte spéciale est le malade avec sa maladie propre et particulière. Dans ce cas, ce n’est pas n’importe quel spécialiste qui convient, mais un en particulier, qui sait comment soigner une maladie donnée – bégayement, incontinence d’urine, phobies, alcoolisme, tabagisme, déplacement des vertèbres. Ce genre de naturopathe n’accepte pas tous les patients, mais seulement ceux qui correspondent à leurs connaissances professionnelles. Personnellement, je crois bien plus en ce genre de spécialistes qu’en ceux qui “ acceptent tout ”.

    Bon, mais qu’est-ce que le passe-partout ? La notoriété. Un spécialiste de renom soigne plus de patients que celui qui est moins reconnu, c’est un fait. Je pense que les résultats sont en partie dus à la qualification, l’expérience et les qualités, mais qu’ils dépendent pour la seconde moitié du simple fait que le traitement a été poursuivi par un médecin ou un naturopathe de renom. C’est l’ordre des choses et cela fonctionne comme un bon catalyseur dans le mécanisme d’autorégulation du malade.
 

    La Cour ! Levez-vous !

   En ce qui concerne la médecine naturelle, nous devons penser non pas en terme de procédure juridique pénale, mais éthique. Si dans certaines professions la question de l’éthique humaine ne revêt pas une grande importance, chez les naturopathes, elle est fondamentale.
   L’inexistence d’éthique en médecine naturelle se caractérise par trois paramètres principaux :

- la négligence de sa propre incompétence ;
- le mensonge ;
- la suprématie de l’argent.

    Aucun médecin ou naturopathe ne dispose de connaissances illimitées. Personne n’est compétent “ en tout ”. Tous ceux qui travaillent avec des malades sont parfois forcés de négliger leur propre incompétence. Mais seulement jusqu’à la limite du primum non nocere (l’acte médical ne doit en aucun cas nuire).
   Je tiens l’histoire suivante d’un de mes anciens professeurs. Un jour, sa fille s’est aperçue qu’elle avait une boule dans le sein. Après des examens médicaux, les médecins ont affirmé qu’il fallait opérer. Comme cette femme était encore jeune, elle “ ne voulait pas enlaidir sa poitrine ” et a demandé l’aide d’un spécialiste en médecine naturelle pour la soigner. Bien qu’il avait connaissance de la décision des médecins, le “ naturopathe ” lui a malgré tout affirmé qu’il la guérirait “ sans aucune opération que ce soit ”. Il lui a prescrit des cataplasmes d’eau chaude, en lui stipulant de revenir un mois plus tard. Ensuite, bien que la tumeur ait entre temps grossi, il lui a de nouveau prescrit un mois de traitement. Et puis…, la jeune femme est morte, car il était alors trop tard pour extraire la tumeur de son organisme.
   Sommes-nous face à un cas unique ? Non, ceci est un délit qui arrive couramment et qui n’est pas puni.
   Fréquentes sont les publicités situées à la frontière de l’incompétence et du mensonge, du genre “ Je soigne complètement le psoriasis, le diabète, la cataracte, le cancer ” et autres maladies très difficiles à guérir. Le mensonge signifie également discréditer la médecine alternative et la pratiquer à un niveau charlatanesque – non croyance dans l’efficacité des méthodes alternatives, non connaissance de leurs règles, non intention de les comprendre.
   Un naturopathe qui prescrit une cure inutile et qui sans aucune raison enchaîne le patient à lui au lieu de l’envoyer consulter un médecin spécialisé pour son cas correspond à la manifestation fréquente du comportement d’un individu avide d’argent. La prescription de soins inutiles ne donne pas lieu à commentaire. En revanche, “ l’enchaînement du patient ” est dans tous les pays une habitude courante des naturopathes, tout comme des médecins. L’un de mes collègues, qui auparavant travaillait en Allemagne en tant qu’assistant d’un médecin spécialiste des organes internes, m’a raconté le cas suivant : un malade s’est présenté à maintes reprises chez ce spécialiste pour des spasmes chroniques aux reins. Le médecin lui avait depuis des mois prescrit des médicaments qui n’agissaient aucunement sur sa maladie, mais très bien sur son portefeuille. S’étant rapidement aperçu de la situation, mon collègue a, sans que le docteur le sache, immédiatement envoyé le malade consulter un urologue. Après avoir procédé à un effritement des calculs rénaux, le malade a vu ses douleurs disparaître complètement.
   Les gens ont l’impression que la morale ne fait pas partie de la science médicale. Ce qui n’est absolument pas vrai. Les médecins et les spécialistes de la médecine naturelle possèdent, comme n’importe qui d’autre, à une grande échelle de bonnes et de mauvaises qualités au moyen desquelles ils ont une relation éthique avec leurs patients. Toutefois, afin de vous éviter, cher lecteur, de marcher sur les dents d’un râteau au beau milieu d’une remise sombre, faisons un bref résumé de tout ce qui figure ci-dessus.
 

    Vers qui ne pas se tourner ?

sumbul2d.gif (145 bytes)    Les “ effrayants ”, les “ testeurs ”, les “ condescendants ”.
sumbul2d.gif (145 bytes)   Évitez ceux qui “ guérissent à 100% ”, ceux qui sont incapables de juger objectivement leurs résultats en différenciant la réussite de l’échec.
sumbul2d.gif (145 bytes)   Ne croyez pas ceux qui affirment que leur méthode guérit toutes les maladies.
sumbul2d.gif (145 bytes)   Ne vous tournez pas vers ceux qui s’opposent à la médecine officielle et qui font leur publicité en dénigrant tout le monde, ceux qui affirment qu’ils sont les seuls à pouvoir vous guérir, ceux qui sont incapables de conseiller à un patient d’aller consulter un autre médecin spécialiste.
sumbul2d.gif (145 bytes)   Plus un naturopathe s’exprime de manière incompréhensive et “ scientifique ”, plus il est probable que sa “ médecine ” ne vaut rien.
sumbul2d.gif (145 bytes)   En médecine naturelle, les titres n’existent pas. Si vous rencontrez le président d’un “ institut parapsychologique ”, un “ membre de l’Académie des sciences de l’acuponcture ” ou encore un “ professeur en bioénergie ”, sachez que vous avez affaire à une escroquerie.
 

    Vers qui se tourner ?

sumbul2d.gif (145 bytes)    Ceux qui disposent d’un certificat officiel pour exercer l’activité de spécialiste en médecine naturelle.
sumbul2d.gif (145 bytes)   Renseignez-vous sur le fait de savoir depuis combien de temps la personne concernée exerce-t-elle en tant que spécialiste en médecine naturelle. Plus cette période est longue et la personne renommée, meilleures sont ses capacités.
sumbul2d.gif (145 bytes)   Tournez-vous vers des spécialistes qui connaissent plus d’un moyen thérapeutique. Si un praticien n’en connaît qu’un seul et que les résultats du traitement sont faibles, je vous conseille d’en consulter également d’autres.
sumbul2d.gif (145 bytes)   Ne vous attachez pas à une seule et unique personne. N’ayez pas peur de changer de méthode thérapeutique ou de praticien. Après un certain temps, vous accumulerez assez d’expérience pour vous apercevoir de qui est qui.
sumbul2d.gif (145 bytes)   Au moment de juger un spécialiste en médecine naturelle, utilisez les mêmes critères que ceux employés pour les mécaniciens ou les maçons. Votre décision doit être prise sur la base de votre sympathie personnelle et de l’expérience de la vie.

Le choix du thérapeute

    Par quoi commence la recherche d’un spécialiste en médecine naturelle ? Si aucune de vos connaissances n’est en mesure de vous informer, vous pouvez toujours regarder dans les petites annonces. Mais faites attention ! Le but de toute publicité se résume à “ Dépensez votre argent chez nous ”. Cet exemple vaut aussi bien pour les réfrigérateurs et les aspire-miettes, que pour les centres de médecine naturelle.
   En règle générale, plus la publicité est grande et retentissante, moins bon est le produit que l’on veut nous refiler.
   Parce que finalement, qu’est-ce que veulent nous inculquer les directeurs de publicité ? Que la lessive de la publicité est bien mieux que la lessive “ en général ”. Que les vacances dans untel pays sont moins chères que dans les pays “ en général ”. Que cette voiture est la plus…, en un mot : vous devez acheter cette voiture, et c’est tout.
   Qu’est-ce que ces publicités ne disent pas ? Que la lessive-miracle est des plus générales, c’est-à-dire une lessive moyenne. Que si dans ce pays moins riche les vacances sont peu chères, c’est parce que les gens exigeants ne s’y rendent pas pour passer leurs vacances. Que si le prix de la voiture de rêve dans la publicité est quelque peu plus élevé que les autres, sa consommation est en revanche bien plus grande.

 

                                                            Publicité égale donc escroquerie ?


   Le rôle de la publicité est d’attirer. Et bien entendu de nous persuader qu’en échange de l’acquisition d’un objet attirant, nous concédions quelques billets de banque. C’est très clair. Chacun reçoit ce qu’il convoite.
   Les publicités pour les services de spécialistes en médecine naturelle ont évidemment leurs propres particularités. Mais si de quelle que façon que ce soit vous tombez sur une publicité pour un naturopathe, vous pouvez être sûr que la personne concernée reçoit beaucoup moins de patients qu’elle ne le souhaiterait. Il est vrai qu’un naturopathe disposant d’une quantité suffisante de patients est une exception. Il en existe peut-être un ou deux. La plupart d’entre eux ne travaillent qu’un ou deux jours par semaine ou à mi-temps, ou encore ne sont pas rétribués en contrepartie de leurs services. La plus grande partie de mes collègues n’ont pas beaucoup de patients, mais parmi eux ils sont peu à vouloir vivre en faisant de la publicité. Pourquoi ? Parce qu’ils sont incompétents, parce qu’ils ne veulent pas “ briller ” devant les autorités fiscales, parce qu’ils ne veulent pas “ jeter ” leur argent dans de la publicité. Certains même jugent que se faire de la publicité revient à se mettre à un “ rang inférieur ”.
   Ceci étant, la publicité pour le compte de médecins ou de naturopathes est interdite en Hongrie. Ceux qui toutefois “ outrepassent l’interdit ” essaient en général de diffuser un entretien à la télévision, la radio ou dans la presse, jettent des prospectus dans les boîtes aux lettres, téléphonent à tous leurs anciens patients pour leur demander comment ils vont et en profiter pour leur proposer leurs services. Lorsque le naturopathe est “ à la mode ”, tout va à merveille. Ce qui était le cas vers la fin des années 1980 et le début des années 1990. À l’heure actuelle, l’argent investi dans la publicité télévisée n’est pas amorti (s’agissant uniquement de la publicité pour les spécialistes en médecine naturelle), seuls quelques patients se manifestent après une publicité radiophonique, quant aux prospectus jetés dans les boîtes aux lettres, cette méthode demande beaucoup de travail pour peu d’efficacité. Reste donc le journal. Les petites annonces sont les plus répandues. Les plus honnêtes ne sont pas celles qui font de la publicité, mais celles où figure une annonce pour trouver tel ou tel spécialiste. Car la réclame s’inscrivant dans les journaux est conçue pour attirer, c’est-à-dire qu’elle promet bien plus que ce que l’on pourrait réellement espérer d’un traitement donné. L’article de presse n’est d’ailleurs pas mieux. Sous l’effet de l’article souvent avec certains arguments d’esprit surgit en nous une confiance inexpliquée, correspondant à un mélange de croyance sans réserve et de fascination “ hypnotique ”. C’est ce qu’exploitent dans une même mesure le politicien, l’homme d’affaires et le naturopathe à l’initiative de l’article de presse.
   Je déduirais de ce qui précède la conclusion suivante : si vous pensez qu’il vous serait utile d’aller consulter un spécialiste en médecine naturelle, mais que vous n’en connaissez aucun et que vous ne pouvez obtenir des informations que sur la base de journaux, portez alors votre attention sur ce qui suit :

sumbul2a.gif (226 bytes)   Ne cessez pas vos recherches après avoir lu la première annonce. Regardez toutes les réclames possibles.
sumbul2a.gif (226 bytes)   Contactez toutes les adresses. La conversation téléphonique permet d’obtenir plus d’informations que quelques phrases publicitaires.
sumbul2a.gif (226 bytes)  Rendez-vous chez trois ou quatre naturopathes parmi ceux qui ont gagné votre confiance. Observez-les selon les paramètres expliqués quelques pages auparavant.
sumbul2a.gif (226 bytes)   Arrêtez ensuite votre choix sur celui que vous trouvez le plus compétent. 


                                                                    Combien coûte la guérison ? 

Tout prend beaucoup plus de temps que ce que vous aviez prévu ; rien n’est aussi simple que ça le paraît ; c’est toujours plus cher que prévu.
                                                                        Loi de Murphy

    Cette loi vaut aussi bien pour la médecine naturelle. Le patient aimerait guérir en une seule séance, à un prix fixe et raisonnable. Chose qui est relativement rare. En réalité, plusieurs séances sont nécessaires sans toutefois garantir la guérison complète et le montant des frais équivaut parfois à un tarif bien plus élevé que celui auquel nous pensions. Par conséquent, si vous avez l’intention de vous rendre chez un naturopathe, ne croyez pas vous en sortir pour 5 euros.
   Mais à quoi peut-on s’attendre, quand même ?
   Laissons de côté dans nos calculs les spécialistes européens de renom chez qui la séance peut coûter jusqu’à 250 euros. En Europe de l’Est, en Russie et en Chine, une séance coûte en moyenne 5 à 15 dollars ; en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis, elle coûte 30 à 100 dollars. Comme vous pouvez le remarquer, la différence entre les tarifs dans un même pays peut aller jusqu’au triple.
   Quel naturopathe doit-on chercher : le plus cher ou le moins cher ?
   Dans ce cas précis, le proverbe anglais selon lequel nous ne sommes pas assez riches pour acheter à moindre prix n’est pas valable. Si vous ne voulez pas jeter inutilement votre argent par la fenêtre, il faut alors faire la même chose que pour l’achat d’une machine à laver ou d’un chien de race pure : avant d’acheter, vous devez étudier le marché. La médecine naturelle n’est pas une machine à laver. C’est du travail manuel. Une pièce fabriquée par un maître est toujours plus chère que celle de son apprenti. Un naturopathe hautement qualifié est toujours plus cher qu’un individu à moitié amateur. Cela va de soi. Il n’est toutefois pas rare que le prix élevé de la séance ne dépende pas des connaissances professionnelles, mais parce que celle-ci se déroule dans un centre de santé très en vogue, que l’équipement du cabinet est plus cher ou que s’y entassent des appareils inutiles. Parfois même sans aucune raison. Je connais quelques praticiens moyens chez qui la séance coûte 3 à 5 fois plus cher que chez les autres. C’est justement le prix élevé qui donne la force d’attraction de ce genre de personne : “ plus c’est cher, mieux c’est ” - pensent beaucoup de gens. Ce n’est pourtant pas mieux.
   Les honoraires élevés ne garantissent pas les connaissances professionnelles d’un naturopathe.
   C’est pourquoi nous devons résister à la “ fascination des gros chiffres ”. Au moment d’allez chez un naturopathe, ne jugez pas d’après ses tarifs, mais d’après la confiance qu’il vous inspire. Même si ce critère n’est pas objectif non plus. Il peut arriver que vous soyez content au début d’avoir trouvé un naturopathe aussi bon. Et qu’après la deuxième ou troisième séance, vous soyez désillusionné en ne constatant aucune amélioration.
   Ceci est la raison pour laquelle vous ne devez en aucun cas accepter de payer à l’avance la totalité des séances.
 

Que voit le patient en regardant le thérapeute ?

    La consultation chez un naturopathe étant pour le malade un événement particulier – surtout la première –, il prête alors une extrême attention à tout ce qui l’entoure. Dans ces moments-là, la présence de déchets ou de désordre dans la salle de consultation, ou encore son emplacement dans un sous-sol humide sont des choses qui peuvent lui sauter aux yeux. On peut facilement en déduire la conclusion suivante : le naturopathe aura la même relation avec vous qu’avec son lieu de travail. De manière similaire, si la salle de consultation est ordonnée, qu’elle a été aménagée avec bon goût, la probabilité pour que le naturopathe vous traite avec considération est alors plus grande. Bien entendu, le traitement “ avec considération ” est généralement plus cher.
   À présent, examinons de plus près le naturopathe en personne. En fonction du ton qu’ils prennent lors de leur premier entretien avec les patients, je classerais les naturopathes dans différentes catégories. Figurent parmi eux les “ effrayants ”, les “ testeurs ”, les “ condescendants ” et ceux (en minorité) qui mesurent leurs capacités de manière réaliste.
   L’effrayant : d’entrée, il diagnostique une maladie effroyable que vous ne suspectiez pas : “ votre foie est contaminé ”, “ votre cervelle est à moitié desséchée ”, “ votre colonne est bonne à jeter ”. Le “ cancer qui débute ” est bien sûr des plus courants. Naturellement, lui seul est capable de vous guérir. Évidemment pour une somme gigantesque. Avec beaucoup, beaucoup de séances.
   Le testeur : ce sont d’habitude des naturopathes débutants, dont les compétences s’avèrent encore incertaines. Vous avez des migraines ? Essayons les herbes médicinales. Ça n’a pas marché ? Essayons quelque chose d’autre. Vous êtes également constipé ? On va aussi essayer de soigner cela.
   Vous ne devez pas nécessairement fuir ce genre de naturopathe. Essayez-le quand même. Surtout si tout cela ne vous coûte pas cher. Mais ne vous attendez pas particulièrement à un bon résultat.
   Le condescendant : vous avez des migraines ? Ce n’est pas grand chose. Vous allez guérir en une minute. Les plantes médicinales sont le meilleur remède. Comment ? ! Vous êtes également constipé ? Mais pourquoi venez-vous me voir pour des broutilles ? Moi, je ne m’occupe que des cas désespérés. On vient justement de me refiler deux mourants. Mais puisque vous êtes là, je vous laisse passer à la caisse.
   Là, soyez prudent ! Si un naturopathe a besoin de confiance en soi pour atteindre des résultats, une trop grande suffisance peut nuire à votre personne. Personnellement, je fuirais ce genre de personnage.
   Lequel choisir, alors ? Celui qui instinctivement vous inspire confiance. Celui qui, avec des mots simples, est en mesure de vous dire quel est votre problème, et sans trop de promesses vous explique qu’il a, dans sa pratique, rencontré d’autres cas similaires et que – disons – sur dix cas, sept ont réagi au traitement.
   Ce critère n’est évidemment pas le seul à prendre en compte dans le choix d’un spécialiste en médecine naturelle. Suivez vos intuitions ! Il n’existe aucun critère universel pour cette question.

Que voit le thérapeute en regardant le patient ?

    Comme pour les naturopathes, les patients aussi peuvent être classés en plusieurs catégories.
   Le lapin face au boa : ce genre de malade a déjà été “ ensorcelé ” par la renommée du naturopathe. Il épie tous les faits et gestes du “ maestro ”. Il considère même les plus grosses bêtises du naturopathe comme des “ révélations ésotériques ”. En sachant que les “ lapins ” peuvent facilement être “ contaminés ” par des maladies suggérées involontairement par un médecin ou un naturopathe, le spécialiste compétent doit être extrêmement prudent avec eux et leur parler de manière floue, comme un politicien répondrait aux questions d’un journaliste.
   Celui qui porte la croix de sa maladie : ce genre de malade est auto-programmé à l’avance pour penser que “ plus personne ne peut l’aider ”, tandis qu’il regarde le naturopathe comme s’il en cherchait involontairement la “ preuve ”. Son regard n’est déjà pas “ naturel ”, ses réponses non plus, et l’on peut facilement lire dans ses pensées : “ mais au fait, qu’est-ce que je fais ici ”. Personne ne serait surpris à ce moment-là de voir le naturopathe lui parler comme une institutrice de maternelle à un enfant qui ne comprend rien. Autrement, tout lui semblerait incompréhensible.
   Celui qui porte la croix de sa santé : ces personnes ne sont pas en bonne santé, elles sont, de manière similaire au cas précédent, constamment malades. À la seule différence qu’elles se comportent différemment avec le naturopathe : “ vous êtes le seul à pouvoir m’aider, je viendrai vous voir tout le temps que cela sera nécessaire ”. Pour ce genre de malades, c’est effectivement mieux si quelque part ils se font continuellement soigner. Peu importe où, l’important est d’avoir quelqu’un chez qui ils peuvent toujours se “ recharger ”.
   Je connais la chanson : ce type de personne parle au naturopathe en se prenant lui-même pour le président de la République ou une institutrice de maternelle, tandis que le spécialiste serait dans le meilleur des cas un serveur de café. “ Bon, à quel traitement devrons-nous procéder ? ” – pourrait-il demander. “ Mais faites bien attention, parce que vous n’allez pas m’avoir avec vos vieux trucs de rebouteux. Ce n’est pas mon genre. ” - serait-il capable de rajouter en pensée.
   Cette catégorie figure parmi les cas les plus difficiles. Sans pour autant être désespérant. Un tel comportement correspond à une sorte de protection instinctive. Mais contre quoi ? Comme ça, pour une question de sécurité, par habitude. Comment peut-on les désarmer ? La plupart du temps, en congédiant le malade. En revanche, si le naturopathe reste maître de ses sentiments et trouve la voie qui le mène à la confiance du patient, les conditions pour la guérison sont alors toutes trouvées.
   Il existe encore bien d’autres types de patients, mais souvent le naturopathe arrive à pressentir le diagnostic juste en voyant le malade ou d’après son comportement. Voyons à présent ce que signifie le diagnostic en médecine naturelle.

Dr Alexandre Strasny 
_______________  Manuel familial des médecines alternatives   _______________
Un esprit sain dans un corps sain  

Table des matières   Comment se crée la maladie   Devenir son propre naturopathe:  Régime diététique   La purification  La phitothérapie   La physiothérapie   L’acupressure   La bioénergie   Le yoga   Se tourner vers un spécialiste    Diagnostics    La thérapie alternative:   L’acuponcture   Massages   Chiropratique   L’homéopathie   L'hypnose   La psychothérapie  Training autogène   La bioénergie   Musicothérapie    Drôles d’histoires 
___________________________ 

      Le texte  figure ici à titre promotionnel.  Il ne saurait faire l’objet (même en partie) de copie ou de publication sans l’autorisation expresse de l’auteur.   
       Dans le cas où vous souhaiteriez émettre un quelconque avis (suggestions, remarques, etc.),  veuillez l’envoyer à l’adresse suivante de l’auteur:  
                                                                     
Alexandre Strasny : alestra69gmail.com
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     Je pense que vous trouverez la majorité des réponses à vos questions dans ce livre : consultez-le bien attentivement. 

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